Homélies de l'abjc

02 novembre 2009

Homélie de la célébration de la commémoration de tous les fidèles défunts

L’Eglise nous invite aujourd’hui à nous souvenir, à faire mémoire de nos défunts, nos parents, les membres de nos familles, nos amis, nos voisins,

Tous ceux qui sont morts, qui ont quitté cette terre pour rejoindre un ailleurs.

Nous voulons les recommander à Dieu, les nommer pour que leur nom demeure dans notre oreille, dans notre bouche, dans notre cœur.

Dans la foi, nous pensons, nous expérimentons qu’ils sont toujours présents parmi nous, d’une autre manière,

Par ce lien invisible que seule la foi peut donner.

Cette foi qui est la nôtre, cette foi de chrétien est de croire que Jésus, fils de Dieu fait homme, est mort, comme tout homme mais il est ressuscité, monté vers le Père.

Et il entraine également sur ce chemin de mort/resurrection/présence auprès du  Père éternel.

Cette mort et cette résurrection, nous en faisons mémoire une fois par an: le jour de Pâques, mais également tous les dimanches, qui est le jour de la Paque hebdomadaire.

Célébrer le dimanche,

jour où l’on fait mémoire de la Résurrection du Seigneur Jésus,

c’est célébrer notre propre résurrection déjà commencée et qui se terminera à la fin des temps.

Célébrer le dimanche,

en se rassemblant en communauté paroissiale, 

c’est vivre la communion en Eglise,

L’Eglise de la terre et du ciel,

L’église d’hier, d’aujourd’hui et de demain,

L’Eglise présente ici et ailleurs.

Célébrer le dimanche,

en mangeant le pain de vie,

c’est s’unir d’une manière mystérieuse à notre Dieu

et à tous ceux qui sont éloignés, ceux nous précèdent, tous ceux qui nous sont chers, que nous avons connu sur cette terre et qui ont partagé le même pain.

Célébrer le dimanche,

premier jour de la semaine,

jour de joie et jour de retrouvailles,

C’est développer en chacun l’espérance,

et renouveler sa vie de baptisé(e)

et en faire profiter tous ceux qui nous entourent tout au long de la semaine.

Célébrer le dimanche,

Jour de la solidarité et de fraternité,

Nous nous retrouvons entre personnes partageant les mêmes convictions, le même amour, la même charité et nous nous épaulons, nous nous réconfortons, nous ouvrons notre cœur à la détresse de toute l’humanité.

La résurrection que nous offre le Christ est le cœur de notre foi, le cœur de notre vie.

Le dimanche, mais aussi toute prière, toute célébration chrétienne le redit.

Et il est important de faire mémoire de cet évènement unique de l’histoire de l’humanité.

Il est important de remercier, de louer notre Dieu créateur qui nous permet de le rejoindre, de vivre de sa vie, de connaître la résurrection.

Telle est la volonté de Dieu qui est toute bonté, tout amour.

Il veut que la vie de l’homme ne s’arrête pas à la mort, mais se continue d’une autre manière.

Gravons ces paroles dans le bronze de notre cœur, comme Job le fait, dans la 1ère lecture, lorsqu’il proclame la grandeur de son Seigneur qui le relève.

Célébrons ensemble ce soir,  et aussi tous les dimanches, ce mystère de la foi qui est grand,

Qui nous unit les uns aux autres,

Qui nous unit à notre Dieu qui veut la vie et le bonheur

au-delà de la mort et des épreuves, sur lesquels il est victorieux

puisse ce Dieu, par son Fils, dans l’Esprit Saint nous emmener sur ce chemin de la victoire, sur ce chemin de lumière, de vie et de réconfort.

Amen.

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31 octobre 2009

homélie de la fête de la Toussaint 2009

Ainsi, nous sommes rassemblés nombreux en ce dimanche en cette église,

nous sommes en union de prière avec ceux qui se sont rassemblés en d’autres églises de notre paroisse pour prendre un temps de prière et de célébration autour de la Bible, des mêmes textes que nous avons entendus à l’instant.

Nous sommes en union aussi avec tous les autres chrétiens de notre diocése, de notre pays, du monde entier qui célébrent cette même fête de la toussaint.

Ici, ou ailleurs, nous nous rassemblons pour nous souvenir des saints, ces amis, de ces témoins de Jésus Christ.

Pour ces personnes, jésus Christ était quelqu’un d’important, de central pour leur vie,

Sa bonne nouvelle, son evangile, sa parole étaient le fil conducteur de leur vie.

Ils ont surement médité et remédité cette page d’évangile troublante que nous venons d’entendre et que nous appelons souvent les béatitudes.

Oui, Jésus christ a été quelqu’un d’important pour eux.

Maintenant, ils le rencontrent face à face, dans sa lumiere et sa paix.

Nous nous rassemblons aussi pour nous souvenir des personnes qui nous ont quitté, depuis plus ou moins longtemps mais dont le souvenir reste très actif en nous.

Certes, dans le calendrier de l’Eglise, la fete du souvenir des défunts est fixé au 2 novembre, mais par commodité, nous nous rassemblons en ce 1er novembre,

Associant alors les deux fêtes du souvenir, celle de tous les saints et celle des défunts de nos familles.

Pour eux aussi, pour beaucoup, Jésus Christ était quelqu’un d’important. Le chemin de foi n’a surement pas été facile, n’a sûrement pas été une ligne droite, mais dans la foi, l’espérance et l’amour, nous croyons que, eux aussi, ils rencontrent ce Jésus, les saints, face à face, dans la lumière et la paix.

Cette fete de la toussaint nous fait toucher du doigt le cœur de la foi des chrétiens avec le mystère de la vie et de la mort…

La mort est vaincue par la mort du Christ,

Elle est transformée à tout jamais, en vie éternelle par la résurrection de ce même jésus christ.

Cette mort, cette résurrection, cette vie éternelle sont données, offertes à tout croyant.

Oui la vie est un mystère… et la mort est un mystère…

De même que Dieu est un mystère… mais aussi l’homme est un mystère…

Toute notre existence est jalonnée par ces questions de la vie, de la mort, de Dieu, de l’humanité …

Comment arrive la vie ? qu’y a t-il dans le cœur de l’homme ?

Qu’y a til apres la mort ? dieu existe-t-il vraiment ?

Il nous est bon de nous poser et de réfléchir, seul mais surtout en groupe à toutes ces questions.

Quelque part, l’Eglise a cette mission de nous aider à aborder ces questions existentielles.

La messe du dimanche est là aussi pour nous aider à avancer dans notre réflexion sur la vie, la mort, Dieu et l’Homme. C’est un temps pour se poser, dans le rythme trépidant de nos journées et semaines.

Les temps de rencontres au sein des services, des mouvements, d’associations d’Eglise, nous aident à aller plus loin.

Ainsi, ces deux jours de début novembre nous permettent de poser un regard sur l’Eglise,

L’Eglise du ciel… avec les saints, nos défunts, tous ceux qui ont témoigné de leur foi au quotidien, humblement, simplement…

Egalement l’Eglise de la terre, c'est-à-dire nous-même, le peuple des baptisés, qui est en relation avec les hommes de bonne volonté, les croyants d’autres religions, d’autres confessions.

Mais finalement, quel regard portons-nous donc sur cette Eglise ?

La regardons-nous comme une Eglise qui apporte la vie, qui engendre la vie,

Qui est au service de la vie, au service de l’homme ?

Jésus-Christ, la tête de l’Eglise comme dit saint paul apporte, transmet la vie à ses amis,

Qu’ils soient au ciel ou sur la terre.

Jésus Christ vient sauver le genre humain, il vient le rendre heureux, « bienheureux » selon les termes de l’Evangile d’aujourd’hui.

Il vient donner au genre humain le bien-être, l’espérance.

Il permet de le relever et de le remettre sur le chemin.

Les chrétiens, par leur action, leur témoignage, leur prière, sont au service de la vie, pour les vivants d’ici-bas ou pour les vivants de là-haut.

La mission des chrétiens d’aujourd’hui et de demain, c'est-à-dire notre propre mission, est de faire en sorte que l’Evangile se transmette et féconde, réchauffe le cœur de nos contemporains, les hommes, les femmes, les jeunes d’aujourd’hui et de demain.

La mission des chrétiens est d’essayer d’apporter du réconfort, de la paix intérieure, de l’amour, de la compassion, de jeter des graines de pardon, de réconciliation.

Nous pouvons être contrariés par l’évolution de cette Eglise,

dans ses rites et son langage parfois obscurs,

dans ses ministres ordonnés dont le nombre diminue , 2 prêtres pour 34 églises, mais dont la fonction évolue peu à peu,

dans ses manières de faire, - un grand changement est par exemple l’accompagnement et la conduite des funérailles par les baptisés laics.

Mais l’essentiel n’est-il pas de s’épauler les uns les autres et d’etre des transmetteurs de la vie de Dieu, des annonceurs de la bonne nouvelle de vie de Jésus Christ, des révélateurs de vie de l’esprit saint ?

L’essentiel n’est-il pas de conserver cet amour du prochain, du plus fragile, du pauvre, de l’isolé?

L’essentiel n’est-il pas d’etre fidèle à l’enseignement du Christ et des premiers apotres ?

Ainsi, en ce début novembre, nous sommes dans un temps de célébration, de fête du souvenir.

Ces fetes de début novembre sont des fetes de la vie…

Même si la douleur de la séparation d’un être cher est là, durable…

Ces fetes de début  novembre sont des fetes de lumière

Même si les jours raccourcissent…

Ces fêtes de début novembre sont des fetes de réconfort…

Même si la saison froide s’installe, si on hésite à sortir, si on a tendance à s’isoler…

Jésus Christ est vie, lumière, et réconfort !

L’Eglise est vie, lumière et réconfort !

Le cœur des chrétiens est vie, lumière et réconfort !

Avancons donc ensemble, sur le chemin de la vie et de la foi,

Pour aborder le temps qui passe,

Pour aborder les grandes questions de l’existence humaine.

Peut-etre cette fete de la toussaint va transformer notre regard sur l’Eglise, sur le monde,

Un regard renouvelé, positif.

A travers la célébration de l’eucharistie de ce jour, la visite des cimetières, les rencontres familiales et amicales, puissions-nous être témoins de vie et d’espérance, de réconfort et d’amitié les uns avec les autres, au nom du Christ et de l’Eglise, au nom du genre humain.

Amen.

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homélie du 30ème dimanche du temps ordinaire année B (avec remise des Evangiles)

ainsi, quelques uns d’entre nous, parmi les plus jeunes, ce soir vont recevoir le livre des Evangiles.

Recevoir ce livre de la nouvelle alliance, du nouveau testament, ce n’est pas rien !

C’est même important

Ce livre de l’évangile, de la nouvelle alliance est précieux.

Il contient une parole, la parole de quelqu’un d’important :

Il contient la Parole de Dieu, la parole de jésus christ., la parole de l’esprit saint qui passent par les mots des premiers amis de Jésus Christ, des apôtres, des évangélistes.

Cette Parole de Jésus Christ nous est donnée comme un cadeau, comme une bonne nouvelle.

Elle nous est donnée et elle demande d’être partagée, diffusée au plus grand nombre possible.

Elle nous permet de mieux vivre, de mieux nous sentir, de mieux de nous réunir, avec Dieu bien sur mais aussi avec tous ceux qui croient, tous ceux qui agissent pour la justice et la paix.

Oui, la parole de Jésus nous fait mieux être,

Elle guérit

Elle nous rassemble,

Elle nous guide.

La parole de Jésus nous appelle au bonheur,

La parole de Jésus nous appelle à l’équilibre des choses, à la justice.

Jésus s’adresse à nous comme à des amis. Il veut engager une conversation avec nous, il veut se lier d’amitié avec nous.Il veut le meilleur pour nous.

Il s’adresse dans les Evangiles à ses premiers apôtres,

Mais en même temps, il s’adresse à tous les croyants, de tous les siècles, de tous les continents.

Jésus veut le meilleur pour tous…

Et il le montre encore aujourd’hui dans la page d’Evangile.

Il guérit, il fait mieux être, il rend la vue, il remet debout un non-voyant.

Grâce à la parole de Jésus, l’aveugle voit son handicap partir. Il retrouve une place au sein de la société. Il n’est plus sur le bord de la route, assis, seul.

Mais il est sur la route, debout, marchant avec d’autres, à la suite de Jésus en particulier.

Jésus redonne l’espérance,  apporte la lumière à ceux qui sont dans les ténèbres, à ceux qui sont désorientés.

Il est présent à notre vie, il connaît les souffrances et les soucis des hommes.

Jésus ne guérit pas seul… il prend appui sur d’autres personnes. Dans la scene d’evangile de ce dimanche, c’est la foule qui adresse aussi une parole de résurrection :

Confiance ! lève-toi ! il t’appelle !

Jésus donne la vie, redonne la vie, par lui-même

Mais aussi il redonne la vie, l’espérance par l’intermédiaire d’autres personnes.

Aujourd’hui, si l’on considère toutes les personnes engagées dans des associations,des services sociaux, des mouvements …c’est Jésus qui agit, c’est sa Bonne Nouvelle, son Evangile qui se met en pratique.

A nous donc d’etre aussi les porteurs de cette bonne nouvelle pour notre monde d’aujourd’hui et de demain.

A nous de redonner de l’espérance, de redonner la vie à ceux qui vont mal dans leur corps ou dans leur cœur.

Que nos actes et nos mots ressemblent à ceux de la foule et de Jésus.

Jésus, comme il l’a fait pour Bartimée, veut nous sortir de la misère, de la souffrance, de l’exclusion.

A nous aussi, il dit : que veux-tu que je fasse pour toi ?

Veux-tu que j’améliore ta vie ?

Veux-tu ne plus être seul ?

Grâce à Jésus,, c’est ensemble, en Eglise, en fraternité humaine que nous pouvons lever la tête et partir d’un meilleur pied.

Nous pouvons partir vers l’avenir, tout en étant confiants.

Le Dieu des chrétiens est celui qui nous aller vers le meilleur. Sa parole est vivante, elle est rassurante, elle est positive, elle met en nous des énergies nouvelles.

Sa parole est vie.

Dans un instant, donc, le livre de la vie va être transmis.

Dans un instant, Jésus vient dans le pain et le vin qui deviennent son propre et son propre sang.

Tous ensemble, soyons des porteurs de la bonne nouvelle, des acteurs de la nouvelle alliance,

Soyons missionnaires dans notre monde,

Pour que tout homme, toute femme, tout jeune aient la même chance d’être heureux et d’avoir une existence belle.

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homélie du 29ème dimanche du temps ordinaire année B (avec remise des Evangiles)

ainsi, quelques uns d’entre nous, parmi les plus jeunes, ce soir vont recevoir le livre des Evangiles.

Recevoir ce livre de la nouvelle alliance, du nouveau testament, ce n’est pas rien !

C’est même important

Ce livre de l’évangile, de la nouvelle alliance est précieux.

Il contient une parole, la parole de quelqu’un d’important :

Il contient la Parole de Dieu, la parole de jésus christ., la parole de l’esprit saint qui passent par les mots des premiers amis de Jésus Christ, des apôtres, des évangélistes.

Cette Parole de Jésus Christ nous est donnée comme un cadeau, comme une bonne nouvelle.

Elle nous est donnée et elle demande d’être partagée, diffusée au plus grand nombre possible.

Elle nous permet de mieux vivre, de mieux nous sentir, de mieux de nous réunir, avec Dieu bien sur mais aussi avec tous ceux qui croient, tous ceux qui agissent pour la justice et la paix.

Oui, la parole de Jésus nous fait mieux être,

Elle nous rassemble,

Elle nous guide.

La parole de Jésus nous appelle au bonheur,

La parole de Jésus nous appelle à l’équilibre des choses, à la justice.

Jésus s’adresse à nous comme à des amis. Il veut le meilleur pour nous.

Il s’adresse dans les Evangiles à ses premiers apôtres,

Mais en même temps , il s’adresse à tous les croyants, de tous les siècles, de tous les continents.

La parole que Jésus nous adresse ce soir nous appelle à nous rendre disponibles les uns aux autres.

Le christ, le premier,  est venu pour servir, et non pour être servi.

Bien qu’il soit Dieu,, c’est lui qui se rend disponible, c’est lui qui se penche en premier vers les autres.

Bien qu’il soit Dieu, c’est lui qui se fait le serviteur de tous.

Se faire serviteur des autres est un chemin de bonheur, de joie, de salut.

Jésus n’a pas refusé de donner entièrement sa vie pour que les hommes soient sauvés, pour que toute l’humanité ait la vie éternelle.

Et le christ, maintenant, aussi nous appelle à être simples les uns avec les autres,

A être humbles, à ne pas rechercher les premières places, mais d’avoir une existence tournée vers les autres,

Une vie qui est remplie d’amour les uns pour les autres.

Jésus se réjouit quand nous sommes capables de nous occuper de celui qui va mal, qui est deséspéré, malheureux.

Le chrétien est celui qui a le regard tourné vers Dieu et  vers les autres.

Bien sûr, il prend soin de sa propre personne, mais il donne du temps aussi pour prendre soin de celui qui est proche de lui, de son prochain.

Il donne du temps aussi pour se faire proche de Dieu , par la prière, par le partage de sa Parole.

En ce dimanche, nous cloturons la semaine missionnaire mondiale.

Les enfants, cette semaine, vous avez rencontré l’abbé Eloi, un pretre africain qui est en paroisse à Boulogne sur mer.

Il vous a raconté quelle est la vie dans son pays, dans son continent.

Ce qui est frappant, c’est que :

Avec peu de choses, les gens de là-bas sont heureux. Ils ont une vie simple, mais une vie heureuse.

Mais aussi, ils ont naturellement le cœur tourné vers les autres.

Ils préfèrent se priver et donner ce qu’ils ont à celui qui en a plus besoin.

Parfois, nous sommes loin de ces attitudes :

Nous avons besoin de beaucoup trop de choses pour vivre et qui nous coupent de l’essentiel.

Et nous préférons conserver pour nous plutot que de partager.

Un penseur chrétien a dit :

« Donner, c’est recevoir ».

Oui, on reçoit également quand on sait donner.

On reçoit même beaucoup plus… on reçoit de la considération, de l’amour,

On reçoit du bonheur de voir l’autre heureux parce que l’on vient de donner.

Jésus a donné sa vie, s’est fait serviteur, il est mort et ressuscité pour que nous goûtions au bonheur pour toujours.

A nous maintenant, de donner… du temps, de l’amour, du réconfort aux autres pour qu’ils goutent au bonheur, et que nous aussi, par là, nous soyons heureux, et que nous continuions ensemble le chemin de la vie.

Dans un instant, donc, le livre de la vie va être transmis.

Dans un instant, Jésus vient dans le pain et le vin qui deviennent son propre et son propre sang.

Tous ensemble, soyons des porteurs de la bonne nouvelle, des acteurs de la nouvelle alliance,

Soyons missionnaires dans notre monde,

Pour que tout homme, toute femme, tout jeune aient la même chance d’être heureux et d’avoir une existence belle.

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10 octobre 2009

Homélie du 28ème dimanche du temps ordinaire année B

Appelés à donner, dans la joie et la lumière

Comme la plupart des récits des Evangiles,

Nous entendons ce dimanche un récit de rencontre.

Jésus rencontre un homme, qui est riche, nous dit saint Marc.

D’autres évangélistes, rapportant la même scène nous dit qu’il est jeune.

En fait, c’est plutôt l’homme qui cherche à rencontrer Jésus.

Apparemment, il est tout désireux de le voir, de l’écouter,

d’entendre sa parole afin de pouvoir se situer dans sa vie.

Cet homme considère Jésus comme quelqu’un d’important, il se met à genoux devant lui.

Il reconnaît en lui une personne remplie de quelque chose de Dieu,

Ce Dieu qu’il essaie de connaître, de servir,

Il essaie d’obéir à sa loi, à ses commandements.

Jésus lui apparaît comme un maitre, celui qui conduit, celui qui apporte, apprend quelque chose,

Un maitre rempli de bonté,

Jésus lui apparaît comme Dieu qui est maitre de toute vie

Jésus lui apparaît  comme Dieu qui est de toute bonté.

Cet homme cherche à mieux réussir son existence. Pour lui, la question qui le taraude est :

« que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? »

en d’autres mots, que faut-il que je fasse pour que je m’approche encore plus de Dieu ?

que dois-je faire pour gouter au bonheur ?

que sera ma vie après la mort ?

que faut-il faire pour être sauvé ?

Jésus, à cette question, redit l’importance d’écouter, de mettre en pratique la loi traditionnelle,

il cite une partie des 10 commandements, qui sert de base commune pour une vie d’alliance entre les hommes et avec Dieu.

Mais le Christ demande quand même encore plus…

Il demande d’aller à l’essentiel, et de se libérer de tout ce qui peut engorger la vie de cet homme.

Il demande d’aller, de se détacher de ses biens, de les donner,

Il demande aussi de venir et de le suivre.

mais le jeune n’est pas satisfait de cette réponse.

Il s’en va tout triste, les traits assombris.

La parole du Christ ne l’a pas rempli de joie, ne lui a pas donné la lumière.

Le jeune homme n’attendait surement pas cette réponse.

Pourtant, le Christ a répondu sincérement ,

Par amour, dans un regard de tendresse posé sur lui.

La rencontre frappe aussi les apôtres, car eux aussi, avaient surement cette même question en tête,

On peut penser aux deux frères Zébédée qui se posaient la question de qui allait siéger à la droite et à la gauche du Christ;

Mais aussi les apotres avaient surement aussi les mêmes préoccupations matérielles.

En effet, ils ont du faire un choix radical pour suivre le Christ.

Se détacher de leurs biens matériels..

On peut penser à Matthieu qui a quitté sa confortable situation de collecteur d’impots.

Le christ est bien conscient de la difficulté à le suivre.

Choisir, c’est renoncer…

Choisir le Christ, c’est renoncer à un confort de vie que la plupart ont.

Mais ce renoncement est un chemin de bonheur, un chemin de vie et de joie.

Il faut la foi, l’espérance et l’amour pour entrevoir ce chemin à travers ces quelques sacrifices.

Toute vie d’ailleurs demande des sacrifices…

Mais le Christ nous dit « rien n’est impossible à Dieu ».

En entendant cette parole, on peut facilement penser au chemin de Marie.

Elle aussi, elle a choisi de suivre, de servir le Dieu vivant, unique et vrai ;

Elle a renoncé à une vie de couple normale, elle s’est donnée à ce Dieu.

Ce don, ce sacrifice, a été pour elle chemin de bonheur.

A-t-on une image du visage de Marie triste, assombri ?

De même, avons-nous une image du visage des apôtres tristes, assombris ?

Certes, il y a des moments où cela n’a pas dû être facile…

Mais leur chemin de vie a été lumineux, joyeux.

Toute la lignée des personnes qui ont suivi le Christ, qui ont dit « OUI » à ce qu’il demande, toutes ces personnes ont eu le visage lumineux, joyeux.

En ce 1er dimanche de la semaine missionnaire, on peut méditer et rendre grâce pour le chemin de ces hommes et de ces femmes partis annoncer l’Evangile de par le monde.

Ils ont choisi d’annoncer le Christ en des terres lointaines,

Ils ont renoncé à une vie confortable en Europe.

Ils se sont détachés de leur biens ici pour partir vers l’inconnu, vers un ailleurs.

Pourtant, leur chemin est aussi rempli de joie et de lumière, malgré les difficultés, les échecs,

Malgré la souffrance, le martyre parfois…

Et nous ???

Nous sommes aussi en recherche de Dieu, nous sommes disciples, missionnaires par notre baptême.

Avons-nous  cette même question existentielle que le jeune homme ?

Que cherchons-nous finalement pour combler notre vie ?

Avons-nous soif de la rencontre avec le Seigneur ?

Recherchons-nous la vie éternelle ?

Ou nous contentons-nous de vivre dans le temps présent sans penser à notre salut, à notre vie par delà la mort ?

Le Christ nous appelle aussi à nous détacher des surplus,

A renoncer à certaines choses,

Il appelle aussi au partage avec les plus pauvres.

Il appelle  à donner…. du temps, de l’argent, de l’amour, du réconfort…

Y arrivons-nous ?

Avons-nous le réflexe du don de soi envers Dieu et envers notre prochain ? savons-nous nous donner ?

Prenons un temps cette semaine pour nous poser et regarder ce qui est essentiel dans notre vie et voir ce que nous pouvons donner à Dieu et à notre prochain.

Peut-être oserons-nous faire un don important, en particulier en cette fin d’année, en faveur des plus démunis, ou en faveur de l’annonce de l’Evangile, dans notre paroisse ou dans les pays missionnaires.

Le renoncement au nom de notre foi,

le choix radical du Christ et de son Evangile sont-ils chemin de lumière et joie ?

Sommes-nous des témoins joyeux et lumineux du Christ ?

L’Evangile de ce jour, comme toutes les pages d’Evangile d’ailleurs, nous remue.

Il nous fait évoluer, grandir,

Il nous transforme, pour un bien, pour quelque chose de meilleur.

La Parole de Dieu bonifie nos vies.

Le corps et le sang du Seigneur bonifient aussi nos vies.

Les voici qu’ils vont être présentés, donnés sur l’autel.

Le pain et le vin sont le signe du don total de Dieu, jusqu’au bout, jusqu’à la mort même.

Le pain et le vin consacrés sont la présence même du Seigneur.

Le Christ nous choisit, il ne renonce pas à nous aimer.

Comme le jeune homme riche, il nous aime et nous regarde sans cesse.

Contemplons le, lui qui se donne dans l’Eucharistie,

Contemplons le et allons… répondons à son appel,

Un appel à se donner,

Pour la gloire de Dieu et le salut du monde,

Pour notre bonheur, et pour le bonheur de tous les hommes.

Amen.

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03 octobre 2009

homélie du 27ème dimanche du temps ordinaire année B

L’Eglise nous donne à entendre, à prier, à méditer des textes de la Bible que nous connaissons un peu, que nous retrouvons souvent lors des célébrations de mariage à l’église.

Le Christ, dans son enseignement donné,

veut se montrer le compagnon pour le couple,

pour un homme et une femme qui se disent OUI

pour cheminer ensemble, comme mari et femme,

aux yeux de Dieu, aux yeux de la communauté ecclésiale et aux yeux de la communauté civile.

Il se montre comme celui qui est le lien entre deux personnes qui s’aiment et qui veulent passer toute l’existence ensemble.

Le Christ veut aider les couples qui veulent établir un foyer, une cellule familiale pour toute la vie.

Le mariage chrétien repose sur ce que l’on appelle les 4 piliers. Je les rappelle briévement :

Un couple qui reçoit le sacrement de mariage s’engage en toute liberté,

Promet de vivre dans la fidélité de corps et d’esprit ;

Dans le désir de faire naître, grandir la vie, déjà entre eux deux, mais aussi avec des enfants ;

Le projet de vie commune se fait pour toute la vie terrestre, dans un lien si fort que rien ne pourra le défaire, de manière indissoluble.

Dans le mariage se joue quelque chose du mystère de Dieu,

Du mystère de l’alliance.

Cette alliance, c’est tout le projet de Dieu pour les hommes.

Dieu, par son fils Jésus Christ, dans sa naissance, sa vie, sa mort et sa résurrection, Dieu veut se faire proche, compagnon de toute l’humanité.

Le Christ, son Eglise, c’est à dire l’ensemble des chrétiens sont des compagnons des joies et des souffrances des hommes et des femmes.

Le Christ, son Eglise, l’ensemble des chrétien se font compagnons de la naissance à la mort, lors des passages importants de l’existence, à travers les âges de la vie.

Alors que survient la perte d’un être cher,

La séparation d’un couple,

La perte d’un emploi,

Alors que se profile une naissance,

Une réussite dans un projet,

Des retrouvailles,

Le Christ, est là, ouvrant ses bras mis en croix, pour accueillir, pour porter, pour supporter ces peines et ces joies.

Il les présente à son Père pour qu’il réconforte les cœurs et permette à tout homme, toute femme, tout jeune de continuer l’existence dans la paix.

La croix est le symbole de cette alliance qui unit le ciel et la terre, l’alliance de Dieu avec l’humanité, et l’alliance de l’humanité entre elle.

Ainsi, l’union d’un homme et d’une femme nous rappelle ce mystère de l’alliance de Dieu avec la création, avec l’humanité.

Cette alliance est renouvelée en chaque eucharistie, que nous célébrons plus particulièrement tous les dimanches.

Par le Christ, dans l’alliance nouvelle et éternelle qui se manifeste dans l’eucharistie, nous sommes renouvelés, transformés, pacifiés, rendus meilleurs.

L’union d’un homme et d’une femme nous rappelle aussi que nous avons besoin de vivre réunis les uns avec les autres, nous soutenant, nous épaulant,

Nous avons besoin de vivre en communauté humaine, fraternelle.

A quoi cela sert donc de se critiquer l’un l’autre, de porter un jugement sévère sur notre prochain ?

Le Christ appelle à l’unité du genre humain,

Et en particulier entre chrétiens.

Le christ appelle tous les croyants et les hommes de bonne volonté à la sainteté. Nous allons nous  le rappeler dans la fête de la Toussaint d’ici quelques semaines.

Le Christ appelle à l’amour, à la charité.

Cet appel est normalement relayé par les chrétiens.

Sommes-nous signes de l’amour ?

Sommes-nous signes d’unité ?

Sommes-nous signes de l’alliance ?

A l’invitation du psaume, que le Seigneur nous bénisse tous les jours de notre vie !

Passons notre existence à faire le bien, à vivre sur des chemins d’unité, de paix, d’amour.

Ne désunissons pas ce que Dieu veut unir !

Ne détruisons pas son projet !

Ne détruisons pas non plus le projet de l’Eglise qui est de conduire toute l’humanité vers le Christ, vers lui seul et vers personne d’autre,

Ce projet de l’Eglise qui est de devenir compagne

d’une humanité qui se porte bien

mais aussi une humanité qui souffre, qui se cherche, qui attend le vrai bonheur.

Soyons de vrais enfants d’un même Père,

Réunis dans une même famille humaine et spirituelle.

Comme les époux chrétiens, vivons dans la fidélité les uns avec les autres,

Puissent nos engagements être pris et assumés librement et en pleine conscience,

Puissions-nous être porteurs de vie, féconds les uns envers les autres,

Puissions-nous vivre dans l’amour véritable tout au long de notre chemin commun jusqu’au jour du grand passage.

Soyons des témoins de l’alliance,

Du pardon, de la paix les uns envers les autres,

Pour la gloire de Dieu et pour la salut de toute l’humanité.

Amen.

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28 septembre 2009

homélie fête de la paroisse saint Wulmer

Ainsi, en ce dimanche,

nous prenons le temps de rendre grace pour les cinq premieres années de la paroisse nouvelle appelée saint wulmer entre liane et canche.

Souvenons-nous du 4 mars 2004, où des milliers de chrétiens du pas de calais, du diocése d’arras se retrouvaient en la cathédrale d’Arras pour inaugurer les jeunes paroisses dites nouvelles et pour envoyer en mission les nouvelles équipes d’animation de la paroisse.

Oui, prenons le temps de rendre grace pour tous ceux qui ont a cœur que l’évangile se transmette dans nos villages, dans nos rues et quartiers,

Rendons grâce pour tous les acteurs de l’évangélisation, ministres ordonnés, prêtres et diacre,

membres de l’équipe d’animation de la paroisse,

les membres des équipes de la pastorale liturgique et sacramentelle,

ceux qui participent d’une manière ou d’une autre à la catéchèse,

à la gestion matérielle des activités pastorales, à la communication,

tous les bénévoles au service de l’homme, du plus petit, du plus démuni, de l'isolé, du déplacé,

tous les bénévoles au service des personnes endeuillées, en souffrance,

tous les bénévoles attachés à l’accueil de toutes les demandes, des besoins

au sein des différents mouvements et services.

Rendons grâce aussi pour toutes les familles, les établissements, les associations où circule le message de l’Evangile d’une manière ou d’une autre.

Cette journée d’anniversaire nous permet de nous redire ce qu’est une paroisse, la mission essentielle d’une paroisse.

Selon les définitions officielles, la paroisse est la communauté précise de fidèles, qui est constituée d’une manière stable dans l’église particulière et dont la charge pastorale est confiée au curé, comme à son pasteur propre, sous l’autorité de l’éveque diocésain.

Dans notre diocèse, le choix a été fait que cette charge pastorale d’une paroisse ordinairement confiée à un prêtre soit partagée avec d’autres chrétiens ; c’est la fonction de l’équipe d’animation paroissiale, de l’EAP.

Ainsi, toute paroisse a la même mission que toute l’Eglise : c’est à dire annoncer, vivre, célébrer Jésus-Christ, et sa Bonne Nouvelle.

La paroisse existe « pour la gloire de Dieu et le salut du monde ».

Tous les baptisés agissent « pour la gloire de Dieu et le salut du monde »,  que ce soient dans les grands ou les petits projets…

On ne travaille jamais à son compte dans l’Eglise… nous sommes toujours envoyés, missionnés, en lien avec un Autre, c'est-à-dire Dieu, et avec d’autres, c'est-à-dire les autres baptisés et les hommes de bonne volonté…

Faire cavalier seul est mortifère, peut même être source de contre-témoignage.

Jésus s’est tout de suite adjoint un équipe d’apôtres, avec des qualités et des limites, mais ces personnes se sont laissées interpellés, se sont laissé faire par la voix du maitre, par la voix du bon berger, lui qui veut le bon, le bonheur, le beau, le bien.

La petite communauté des apôtres a entrepris la route de l’Evangile, dans une vie de charité, de foi, d’espérance et d’amour, dans une vie de pardon…

La paroisse, dans notre diocèse aujourd’hui, est une communauté formée de plusieurs communautés.

Et l’enjeu est de vivre la communion, l’harmonie, la concorde

A la manière de la Trinité, qui est par essence communion, amour.

L’enjeu est de vivre comme le groupe des apôtres,

De mettre en première ligne l’Evangile, la parole de Dieu,

Et non pas de mettre en premier notre parole  qui peut être parfois bien loin du désir du Seigneur.

Faisons nôtre l’enseignement de Jésus de ce jour qui appelle à la fidélité, à la vérité, à l’unité.

Faisons notre l’enseignement de saint Paul de ce jour qui appelle à la générosité, à la tendresse, au pardon, au don de soi,  à l’imitation du Christ et à personne d’autre...

Les prêtres, au sein d’une communauté paroissiale, tiennent une place particulière. Ils agissent dans leur ministère en la personne du Christ et au nom du Christ.

Comme il leur est difficile de devoir bien souvent dénouer des situations conflictuelles, parce que l’on met en premier son intérêt personnel, avant de mettre celui du Christ et de l’Eglise, de mettre en premier l’intérêt des autres.

Passons notre temps à rechercher la brebis égarée, en recherche de repères, de guide, en particulier les plus jeunes,

Accueillons, ouvrons un dialogue avec tous ceux qui ne connaissent pas encore la voix du bon berger, la voix du maître, cette voix, ce chemin qui mène au vrai bonheur, à la vraie joie, à la vraie joie, au vrai sens des choses.

C’est ensemble que l’on construit cette cité de la joie, de la paix,

Cette Eglise où il fait bon vivre,

Cette communauté de frères.

Soyons des témoins authentiques de cette cité, de cette Eglise, de cette communauté locale.

Chacun, qu’il soit jeune ou moins jeune, est capable d’être ce témoin,

Chacun, avec ce qu’il est, est acteur de la vitalité de l’Eglise,

Acteur de la transmission de l’Evangile,

Artisan de la fraternité.

Que saint Wulmer, qui a été père abbé de monastère,

Evangélisateur, porteur de l’Evangile, témoin du Christ en cette région,

nous aide à maintenir un climat de paix et de communion au sein de nos 11 communautés, en lien avec les paroisses voisines, le doyenné, le diocèse et toute l’Eglise.

Qu’il nous aide à envisager favorablement l’avenir, avec les changements inévitables qui auront lieu, dans nos manières d’être, de faire, de vivre.

Qu’il nous aide à connaître de plus en plus Jésus et son Evangile, à connaître et à aimer l’Eglise, à connaître et à aimer ce monde, notre société.

Que saint Wulmer nous aide à être audacieux pour être porteur de l’Evangile, comme il a pu l’être en son temps, auprès de ses contemporains.

Que cette célébration eucharistique de ce dimanche reste gravé dans nos mémoires,

Qu’elle nous redonne un dynamisme pour notre foi et notre vie,

Qu’elle nous envoie être missionnaires dans nos différents lieux de vie.

Aujourd’hui, Prenons le temps de rendre grâce, de nous retrouver,

Prenons le temps de prendre des forces pour mieux repartir, pour mieux agir, pour mieux ouvrir notre cœur à l’appel du Seigneur et à l’appel de nos frères.

Amen.

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26 septembre 2009

homélie du 26ème dimanche du temps ordinaire année B

Avec la 1ère lecture de ce dimanche, et sa finale,

Mais Avec également les prières de la célébration de l’eucharistie,

On peut découvrir ou redécouvrir que la part de l’esprit de dieu, de l’esprit saint est importante tout au long de l’histoire du salut, de l’alliance de Dieu avec sa création, avec l’humanité, de l’histoire de l’Eglise.

Rappelons-nous…

Des le récit de la genése, le souffle plane sur les eaux…

Le souffle de Dieu réanime les ossements désséchés, dans le livre d’Ezékiel (chapitre 37)

Il suscite  des prophètes, des juges, des rois, des serviteurs de Dieu parmi les hommes dans l’histoire de la première alliance.

Il les consacre, il les envoie, il les sanctifie.

Il vient aussi féconder Elisabeth, la stérile pour donner au peuple croyant Jean-Baptiste le précurseur du Christ.

Il vient aussi féconder Marie, alors qu’elle est vierge, pour qu’elle soit la mère du sauveur de l’humanité et le fils du Dieu unique, vivant et vrai.

Cet Esprit se manifeste aussi, sous la forme d’une colombe au dessus du Jourdain le jour du baptême du seigneur.

Cet esprit est donné au monde lorsque le Christ en croix rend son dernier souffle, qui devient quelque part le premier souffle de la nouvelle Eglise.

L’esprit du ressuscité est le premier animateur, le premier acteur du livre des actes des apôtres.

Depuis la Pentecôte, l’esprit de Dieu, l’esprit de Jésus ressuscité souffle dans le cœur de chaque homme,

Dans le cœur de tout homme de bonne volonté.

Aujourd’hui, au cœur de ce monde, le souffle de l’esprit fait retentir le cri de la bonne nouvelle,

Au cœur de ce monde, le souffle de l’esprit met à l’œuvre des énergies nouvelles.

Nous chantons parfois ce refrain.

L’Esprit de Dieu fait annoncer l’Evangile ;

Il donne force aux croyants.

Les paroles de Jésus, tout comme celles de saint Jacques, entendues aujourd’hui peuvent nous paraître dures

mais elles sont là pour nous emmener sur un chemin de vie et de bonheur.

La loi du Seigneur est joie pour le cœur, nous l’avons lu/ pour le psaume.

Nous recevons ses paroles dans la foi en ce Jésus ressuscité, dans le souffle de l’Esprit qui poursuit l’œuvre du Christ dans le cœur des hommes et qui achève toute sanctification.

Le Christ, par ses propres paroles ou par celles de saint Jacques, appelle à la justice, à la droiture, à la loyauté, à l’amour de Dieu et du prochain.

Il nous appelle à être les prophètes de cette justice, de cet amour, de cette droiture de vie et de comportement.

Le Christ parle et agit dans le cœur de tout homme,

Il appelle au bonheur, à la joie, à la droiture de vie.

Il appelle au bien. Toute sa prière sur terre comme au ciel est que nous nous éloignions du péché.

L’esprit saint est là pour nous éloigner du péché. Si nous savons l’écouter, si nous savons accueillons les dons de cet esprit, comme au jour de la Pentecôte, du baptême et de la confirmation, nous avons les capacités de dire non au malin et de dire oui à Dieu.

Si nous savons reconnaître la présence, le travail de l’esprit en nos cœurs et dans le cœur de tout homme, nous pouvons avancer vers le bonheur, vers la béatitude, celle que connaissent nos freres ainés dans la foi, tous les saints et les bienheureux, que nous allons honorer d’ici quelques semaines .

Ouvrons l’oreille de notre cœur pour entendre ce que la voix de l’Esprit du Ressuscité veut nous dire, sur quel chemin il veut nous conduire.

Rendons-nous disponible pour que cet esprit fasse de nous une éternelle offrande à la louange de la gloire du Père, comme le dit la prière eucharistique.

Que l’eucharistie de ce jour nous entraine toujours et encore sur le bon chemin, un chemin de vie, de bien, de vérité, sur un chemin de partage.

N’empruntons plus le chemin du péché, de l’égocentrisme, de l’enfermement. Mais s’il nous arrive de l’emprunter, retournons sans tarder sur le chemin de Dieu.

Comme l’enfant qui retourne vers son Père, jetons-nous dans ses bras et implorons sa miséricorde.

Demandons-lui de nous libérer par son souffle de vie.

Demandons-lui de mettre en nous des énergies nouvelles pour avancer, ensemble et heureux, réconfortés sur les chemins de l’existence.

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19 septembre 2009

homélie du 25ème dimanche du temps ordinaire année B

Ecouter la parole du seigneur ne peut pas nous laisser indifférent.

C’est Dieu lui-même qui nous parle dans les saintes écritures que nous entendons à chaque rassemblement liturgique ou personnellement dans un temps de prière et de méditation.

Cette parole de Dieu est chemin de vie, de bonheur.

Elle est boussole pour le croyant.

Certes, parfois cette parole nous brosse dans le sens du poil, nous réconforte, nous réchauffe

Mais parfois elle nous décape, nous interpelle, nous refroidit.

Cette parole est là pour nous rendre meilleur, nous rendre vivants, nous rendre davantage aimant.

Cette parole nous est donnée, servie, apprétée sur une table…

on parle de la table de la parole,

Matérialisée dans l’espace par l’ambon, le lieu où repose le livre des Ecritures.

A cette table vient s’associer la table de l’eucharistie, matérialisée dans l’espace par l’autel, le lieu où l’on dépose le pain et le vin, devenant le corps et le sang du Seigneur pour la gloire de Dieu et le salut du monde.…

Des théologiens parlent même aujourd’hui d’une troisième table, en plus de la table de l’eucharisitie et de la parole.

On parle de la table de la charité ou de la fraternité, matérialisée par nous-mêmes, nos personnes, nos cœurs, le lieu où sont déposés la Parole et le pain consacré qui servent d’énergie pour que la charité soit effective.

Ce dimanche, les textes bibliques alimentent, fournissent particulièrement cette table de la charité, de la fraternité.

La parole servie aujourd’hui nous appelle à l’ouverture, au décentrement de nous-même, à quitter notre égocentrisme, à l’accueil de l’autre dans sa différence.

L’extrait de la lettre de saint Jacques, appelle à la paix, à la concorde

l’extrait de l’évangile de Marc appelle à l’humilité, à l’accueil.

ces extraits nous guident pour un mieux vivre ensemble,

mieux vivre ensemble avec nos proches

mieux vivre ensemble avec le Christ lui-même.

Le mot « ensemble » est important… il est le contraire de l’ EGO, du « MOI JE », que dénonce Jacques et le Christ.

C’est la limite de l’homme qui a tendance à se définir par un MOI JE plutot que par un AVEC LES AUTRES, POUR LES AUTRES.

Chaque jour est un combat pour se tourner vers les autres, se tourner vers Dieu,

en vérité, dans la simplicité.

Nous avons vite la tentation de nous replier sur nous même, de nous survaloriser, de vouloir ce que possède les autres, de ne pas nous contenter de ce que nous avons, de chercher plus…

Jésus recentre bien la question en invitant un enfant, c'est-à-dire quelqu’un qui est en croissance, qui est curieux de tout, ouvert à tout.

Il appelle à vivre à leur manière,

Il appelle aussi à vivre à la manière de la Trinité,

Dans une vie de communion, de partage, de don de soi, dans une vie d’amour.

Le mot ENSEMBLE est important pour désigner le mode de relation de la trinité.

Le mot ENSEMBLE est important pour désigner le mode de relation de la vie en Eglise

Le mot ENSEMBLE est aussi important pour désigner le mode de relation pour la vie de toute société.

L’homme est appelé à une vie communautaire,

Et il a donc à se débarasser de ses premiers instincts qui le poussent à l’enfermement, à l’égocentrisme, à la violence.

La bonne attitude de l’homme croyant en Jésus-Christ, et même l’attitude de tout homme

n’est pas d’être à la violence,

au conflit,

N’est pas à la jalousie,

A l’orgueil

Mais bien au contraire

A la paix,

A la concorde,

A la communion,

A la joie partagée,

A l’humilité.

si les chrétiens, les personnes de bonne volonté s’engagent dans ces voies, alors la table de la charité, de la fraternité sera bien dressée…

nous sommes responsables, chacun, à notre niveau, de la bonne harmonie du monde, de l’Eglise.

Le Christ, par sa mort et sa résurrection, nous appelle à transformer notre vie et celle de nos frères,

Il nous appelle à accueillir, à bâtir un monde nouveau.

Ensemble, dressons cette table  de l’amitié, de la fraternité, de la charité, dressons la table de la vie.

Approchons nous toujours et encore de la table de la Parole de vie

Approchons nous toujours et encore de la table du pain de vie.

Laissons-nous rejoindre par le mystère de Pâques,

Laissons-nous transformer par la mort et la résurrection du Christ au cœur de nos vies.

Que ce Christ, par sa Parole, son pain, son appel à la fraternité, nous conduise à l’unité, à l’accueil de la différence et de la diversité,

Qu’il nous conduise au bonheur, à la joie et à la vie. Amen.

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homélie du 24ème dimanche du temps ordinaire année B

Au cœur de la page d’évangile de ce dimanche,  Jésus pose une question à ses disciples :

« et vous que dites-vous ? pour vous qui suis-je ? »

cette même question, il la pose encore aujourd’hui, à nous les disciples des années 2000, du 21ème siècle.

A cette question, Pierre ose une réponse, une affirmation.

Tu es le Messie, c'est-à-dire celui attendu depuis bien longtemps,

Celui qui est consacré, qui est béni de Dieu, celui qui est envoyé par Dieu.

Celui qui vient nous sauver, celui qui vient rendre nos jours meilleurs, et nous conduire au bonheur parfait.

Tu es le fils du Dieu vivant, c'est-à-dire : tu es le Fils de ce Dieu qui donne la vie, qui donne sa vie.

Voilà la réponse de Pierre…

Et nous Quelle serait notre réponse ?

Un ami ? un frère ?

Un Dieu ?

Ou encore une idée, un concept, une idéologie ?

Ne nous pressons pas d’y répondre…

Nous avons toute une vie pour y répondre…

Toute notre vie n’est que rencontre avec ce Jésus,

N’est que cheminement avec lui,

N’est qu’union intime avec lui.

La démarche de catéchèse va bien dans ce sens :

Au fil des semaines, des années, les enfants, les parents, toute la communauté des disciples de Jésus ouvrent la Bible, se rencontrent, partagent, prient et célèbrent, font des actions de charité pour mieux répondre à cette question lancée par Jésus lui-même.

Chercher à savoir qui est Jésus,

chercher à le suivre,

à le placer comme celui qui guide, qui oriente notre vie n’est pas toujours facile.

Jésus le dit lui-même :

Il nous faut renoncer à nous-même, prendre sa croix,

C'est-à-dire qu’il nous invite à nous décentrer de nous-même et nous ouvrir aux autres,

A porter les difficultés avec le cœur lourd

mais qui est allégé par le don de la foi, de l’espérance et de l’amour,

la foi, l’espérance et l’amour sont donnés par le Seigneur lui-même.

Le mois de septembre se veut un temps de reprise, de rentrée…

Repartons donc avec cette question que Jésus pose :

pour vous, pour toi, qui suis-je ?

Et on pourrait renverser cette question : pour moi, pour nous, Jésus qui est-il ?

Laissons-nous saisir par sa Parole, par la vie en Eglise qui nous fait découvrir le visage de Jésus.

Laissons-nous saisir par tous les temps de rencontre qui nous permettent de découvrir Jésus :

La messe du dimanche ou en semaine, les autres sacrements, les temps de partage et de catéchèse :

Pour les enfants : la rencontre toute les semaines, la reprise de ce qui a été découvert au sein de la famille ;

Pour les adultes : le partage autour de l’Evangile de Luc par exemple, différents temps de récollections, de retraites, de rencontres au sein des mouvements et services,

Tous les nouveaux temps ensemble comme la proposition « dimanche parole en fête » qui aura lieu le 11 octobre prochain.

Profitons de tous ces moments pour découvrir Jésus.

Croire en lui est la meilleure chose qui puisse exister au monde…

On ne peut pas vivre sans croire en quelquechose, en quelqu’un.

Croire, fait vivre, fait grandir

Suivre Jésus fait vivre, fait grandir, humainement, socialement, spirituellement.

En contemplant toute la lignée des amis, des disciples de ce Jésus Christ depuis plus de 2000 ans, on peut constater que c’est un chemin de bonheur, de joie.

La fête de la Toussaint que nous célébrerons d’ici quelques semaines nous le rappelera.

Croire en Jésus nous fait être des bienheureux.

Croire nous fait agir,

Nous amène à faire le bien,

à nous diriger vers les bonnes choses à dire, à faire.

Marchons donc toute cette année en présence de ce Seigneur sur la terre des vivants, sur la terre remplie de vie, remplie de sa vie.

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